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Les notables Pranzacais

Ce sont d’abord les seigneurs, les JOURDAIN, qui élèvent le château au XIII° S. Les documents gardent la trace des seigneurs qui ont relevé le château et créé le Chapitre de Pranzac après la guerre de Cent ans. A la Renaissance Catherine de CLERMONT- DAMPIERRE, veuve de MAREUIL embellit le château, ajoute le Logis muni d’un superbe escalier à vis, rénove l’église romane, ajoute une nef Renaissance et la munit de deux travées ornées de 10 clés de voûte finement ouvragées.

Au XVII° S les REDON s’illustrent surtout par leur entêtement à vouloir faire reconnaître une prestigieuse ascendance que les plus hautes instances judiciaires et le Parlement de Paris leur refusèrent. En 1682, l’héritière de la famille épousa le Comte des CARS. Cette grande famille limousine géra à distance la petite seigneurie de Pranzac en s’appuyant sur des familles de notables locaux, les TOURETTE puis les ROUX qui furent de consciencieux régisseurs.

Les TOURETTE, propriétaires eux-mêmes, ont assumé de nombreuses fonctions d’officiers ministériels, régisseurs, ecclésiastiques -l’un d’eux fut chanoine du Chapitre et curé de Pranzac. Leurs descendants, au XIX° S., sont juge, médecin, professeurs à la Sorbonne comme les AUDIAT , (auteurs, grammairien). Ils sont enterrés autour d’une chapelle familiale, dans un enclos jouxtant le cimetière actuel de Pranzac. C’est d’ailleurs une dame TOURETTE qui fit don du terrain de ce cimetière communal en 1856.

Les ROUX sont régisseurs du comte des CARS, pour le château de Pranzac, à la veille de la Révolution. Jacques, l’aîné du régisseur Gatien ROUX, est d’abord chanoine du Chapitre de Pranzac, puis prêtre, professeur et vicaire en Angoumois et Saintonge. Critiqué pour ses idées pro- révolutionnaires, il est contraint de se cacher à Paris, fin 1790. Là, il y défend la cause des oubliés de la Révolution. Ses publications et discours exaltés agacent les Montagnards. Il devient le leader du groupe des Enragés dont il présente le Manifeste devant la Convention le 25 juin 1793. Il fut réduit au silence et poussé au suicide en février 1794.
Marx, Lénine, Jaurès, furent attentifs à sa perception des problèmes sociaux.

Plus récemment, c’est l’entreprise J.-Albert MAYOUX qui fait connaître le nom de Pranzac à l’extérieur. L’entreprise s’illustre dans le traitement et la commercialisation de la noix en France et à l’étranger. Dans les années soixante l’entreprise produit avec succès des toiles de tente.

Dans l’Entre deux Guerres, l’abbé LESCURAT curé de plusieurs paroisses dont Pranzac fait connaître les richesses de la commune dans diverses brochures.

A ne pas oublier les 23 Pranzacais dont les noms sont gravés sur le monument érigé à leur mémoire en 1923. Et aussi les maires de Pranzac, depuis le citoyen EYRIAUD (beau-frère de J. ROUX), M.TOURETTE,... jusqu’aux élus du XX° S.,MM.GROULADE, DELAGE, GIGNAT, TERRADE et PICHON.


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