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Les origines de Taponnat Fleurignac

- Fleurignac conteste ses limites territoriales avec Taponnat :

En 1842, le maire de Fleurignac nouvellement élu demande une rectification de la limite de sa commune avec celle de Taponnat.

Dans un rapport du 4 Juin 1842 le géomètre en chef départemental du cadastre estime, après une nouvelle comparaison des limites, qu’aucune modification n’est à faire. Il précise que le géomètre de 1 ère classe chargé de l’opération a dû d’autant mieux figurer les limites qu’il habite à Fleurignac où il est propriétaire de parcelles aboutissant à la limite contestée.

En conséquence le géomètre en chef estime que la demande formulée par le maire n’est nullement justifiée et ne petit donc donner lieu à aucun doute sur la régularité des pièces du cadastre.

Le directeur des contributions directes abonde dans le même sens. Il considère que le maire base ses prétentions sur, d’anciennes matrices dont rien ne prouve l’exactitude.

L’administration, au contraire, oppose à cette réclamation des plans régulièrement tracés et soigneusement levés d’après les plus authentiques indications.

De plus, lors de la reconnaissance des limites en 1832 les parties intéressées ont approuvé la rédaction du procès verbal et l’ont signée sans contestation ni réserve.

Le directeur des contributions conclut que la demande n’est nullement fondée et ne saurait être prise en considération.

Le maire débouté de sa demande les choses restent en l’état.

- Fusion des communes de Taponnat et de Fleurignac :

Au début de 1844 le préfet initie une enquête de comodo et incommodo en vue de rattacher Fleurignac à Taponnat.

A partir du 7 avril Joseph Veyret juge de paix du canton de Montemboeuf reçoit en tant que commissaire enquêteur les observations des administrés de Fleurignac. L’avis de Léonard Brun, maire de la commune, propriétaire, demeurant au bourg résume assez bien l’avis quasi unanime des 42 comparants.

Il demande le maintien du statu quo. Dans la mesure où ce n’est pas possible il souhaite le rattachement de sa commune à celle d’Yvrac. Fleurignac est en effet à une distance extrême de Montemboeuf et de Confolens.

Rattachée à Yvrac elle se trouverait avantageusement placée près du canton de La Rochefoucauld et de l’arrondissement d’Angoulême.

A partir du 2 mai 1844, Joseph Veyret opère à Taponnat. Les 10 intervenants sont les membres du conseil municipal. Leurs avis très tranchés ne sont pas argumentés : 4 se prononcent pour et 6 contre.

Le 2 juin 1844 les élus de Fleurignac et les plus imposés optent pour la réunion avec Yvrac. Leur commune serait ainsi à proximité des services administratifs du canton de La Rochefoucauld et de l’arrondissement d’Angoulême "qui viennent en aide à la société commerciale et sociale". C’est dans l’intérêt de la commune qui "n’a aucune espèce de relation avec Montemboeuf. Fleurignac ne veut avoir d’autres relations qu’avec le canton de La Rochefoucauld qui sont déjà journalières pour toutes sortes d’affaires quelconques".

La délibération est approuvée à l’unanimité par les 20 participants dont 8 savent signer.

Le 25 juin 1844 les élus de Taponnat et les plus imposés se prononcent pour la réunion de la commune avec celle de Fleurignac.

Le conseil d’arrondissement de Confolens, sous la présidence du sous préfet, délibère dans le même sens le 22 juillet.

Le remodelage des subdivisions administratives qui modifie les circonscriptions électorales ne saurait laisser indifférents les conseillers généraux. Leur assemblée délibère le 11 septembre sur la fusion de plusieurs communes dont Taponnat Fleurignac , Chazelles Saint Paul et Saint Projet Saint Constant.

Une majorité écrasante est pour le statu quo. L’argument de bon sens souvent avancé est qu’il y aura toujours des communes très excentrées par rapport à leur chef lieu de canton. Visiblement peu enthousiastes à l’idée de se prêter à des "charcutages" certains estiment "que le gouvernement devrait prendre d’office et par une mesure générale le parti de réformer les circonscriptions vicieuses ".

Après de longues discussions, le conseil général se prononce contre l’avis de la commission chargée de l’instruction du dossier pour la fusion de Fleurignac avec Taponnat et désigne Taponnat comme chef lieu de la nouvelle commune.

Le directeur des contributions directes formule les conclusions de son enquête le 2 décembre 1844. Considérant que les communications entre les deux communes n’offrent aucune difficulté en toute saison, qu’avec 213 habitants Fleurignac n’a pas un potentiel fiscal suffisant, il se prononce pour la fusion.

Le dossier est transmis par le préfet le 22 Février 1845 au ministre de l’intérieur.

Le 8 août 1845, Louis Philippe, Roi des Français, signe, au château d’Eu, l’ordonnance qui réunit les communes en une seule sous le nom de Taponnat Fleurignac dont le chef lieu est fixé à Taponnat.

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Acte de naissance de la commune

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