Le projet

 


La collectivité a donc fait le choix en 2012 de lancer une procédure de Zone d’Aménagement Concertée (ZAC), qu’elle porte en régie. Le projet nommé « Terrasses de Tardoire » se divise en deux secteurs : le secteur Saint-Florent au Nord et le secteur Taracole au Sud.

De manière à assurer une cohérence au projet, une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) technique et financière pour la création et le suivi de la ZAC a été confiée en 2013 au groupement composé de l’Agence Flavien BEZY Urbaniste, BE HLC, Alkaest et Modale.

La ZAC « Terrasses de Tardoire est un projet de régénération dont l’ambition est de se saisir de l’ensemble des opportunités et contraintes du « déjà là ».


Le respect du site et de son histoire est au cœur de la conception de ce projet. Les démolitions et la réhabilitation des bâtiments se dessinent autour de ces principes clés en :

Intégrant les vestiges du passé oublié
Reconstruisant l’identité de terrasses
Conservant les perspectives depuis le château
Mettant en valeur l’ancien prieuré et ses abords
Découvrant l’ancien canal
Réhabilitant les bâtiments et en les réinventant en espace public
Créant des jardins partagés et une coulée verte
Réaménageant les berges de la Tardoire
Renouant le contact avec l’eau (promenade, pêche, canoës…)

Ce projet relève donc le défi de s’attaquer simultanément aux différentes composantes qui fondent un projet de territoire :

  • L’enjeu sanitaire lié au passif industriel du site : la dépollution des points chauds du site par des dispositifs de phytoremédiation ou par le confinement ainsi que le désamiantage des bâtiments, permettra la réutilisation de ces lieux, leur changement d’usage tout en favorisant un renouvellement d’usage.
  • L’enjeu environnemental : faire de ce projet un exemple en matière de gestion des eaux, de continuité végétale facteur de biodiversité, gestion énergétique dans la composition et l’orientation des constructions.
  • L’enjeu du développement économique : composante importante du projet. Maintien des entreprises aujourd’hui en activité. Poursuite de la dynamique amorcée par les deux industriels présents autour de l’innovation dans le secteur acoustique et des vibrations. Economie dite « verte » autour de la bio-énergie et l’intérêt croissant des ménages pour une alimentation de qualité, de proximité et solidaire (installation d’une ferme urbaine).
  • L’enjeu touristique : le château de La Rochefoucauld mais aussi un patrimoine naturel riche –Karst, Tardoire, forêts) se heurtent à un manque qualitatif et quantitatif en matière de services de restauration, d’hébergement et activités nouvelles. Le projet propose d’y répondre en partie par l’implantation d’un hôtel restaurant (bâtiment 100), l’aménagement d’une base de loisirs en bord de Tardoire ainsi que l’installation d’activités indoor dans le « vaisseau ».
  • L’enjeu de mémoire : la reconnaissance et l’appropriation du site (industriel et pré-industriel) par la révélation et la mise en valeur du prieuré, des vestiges archéologiques mais aussi par la réinterprétation des structures industrielles.
  • L’enjeu du lien social : le projet prévoit à la fois une mixité fonctionnelle mêlant habitat, commerce et activités, équipements, une mixité sociale avec des programmes de logements mais aussi une mixité générationnelle. Ce programme diversifié s’accompagne d’une réelle volonté de faciliter l’accessibilité pour tous, en lien avec le cœur de bourg de La Rochefoucauld, privilégiant les circulations douces, sécurisant les parcours.
  • L’enjeu de co-construction du projet : l’ensemble des enjeux précédents, sont tous traversés par la volonté très forte de la part de la Communauté de Communes d’associer l’ensemble des acteurs du territoire, qu’ils soient habitants, commerçants, adultes, enfants (adolescents de l’Accueil de Loisirs Bandiat-Tardoire), anciens salariés, partenaires publics (Etat, DREAL, DDT, ADEME, CAUE, ABF, EPF…) ou privés pour construire un véritable projet partagé et ambitieux. C’est pour cela qu’un processus de concertation riche étalé sur 10 mois autour d’une douzaine de rendez-vous a accompagné toute la démarche de projet afin de l’ancrer dans le territoire. En complément, un travail collaboratif avec les acteurs du développement du territoire a été initié sous la forme de cycles d’ateliers afin que la volonté de développement économique et touristique, de valorisation environnementale et paysagère et de création d’un nouveau lieu de vie devienne une réalité.

Le projet offre ainsi une réponse ambitieuse et faisable aux objectifs d’aménagement, réunissant les conditions bénéfiques pour les deux communes concernées, leurs habitants et tout le territoire communautaire, du point de vue environnemental, social, économique et paysager.

Par sa situation et son histoire, le site est soumis à des contraintes : le risque d’inondation du fait de la présence de la Tardoire, l’archéologie (présence d’un prieuré, vestige du passé) et la pollution générée par des décennies de présence industrielle. Chacune de celles-ci a été prise en compte dans les usages qui ont été envisagés, selon un principe fort de valorisation et d’évitement.

Avant l’émergence des infrastructures ou équipements, il est prévu une phase de traitement des pollutions par l’excavation des sols, le confinement physique, le désamiantage, et la déconstruction sélective des bâtiments, en particulier en situation de changement d’usages.

Par ailleurs, des structures bâties saines assurant un tampon entre sols potentiellement pollués et surfaces accessibles (dalles, fondations, bâtiments emblématiques non contaminés, etc… ) sont conservées, et ce dans un objectif d’économie de projet, incontournable pour assurer son bon aboutissement.

Outre les contraintes et la volonté de garder in situ les trois entreprises déjà présentes (Borflex, SILAC Industrie et Fun Bike), il s’agit d’affirmer une infrastructure verte reliant Saint-Florent à Taracole. Cette coulée verte, véritable colonne vertébrale du projet devient le support de greffe de nouvelles fonctions : activités, habitat, espaces publics, mise en valeur du patrimoine architectural… Une ossature Nord/Sud va permettre la requalification de l’entrée de ville, aujourd’hui marquée par la présence de l’automobile, en renouant avec le lien direct que celle-ci entretenait avec le prieuré et plus loin la place Saint-Florent. La renaturation des berges permet d’amplifier cette présence de nature, à la fois récréative, protectrice, et productrice d’image nouvelle, tout en valorisant les différents milieux écologiques en présence.

De plus, la richesse naturelle symbolisée par le parc du Château à l’Ouest et la Tardoire à l’Est permet une résonance transversale du site. Ce parti pris convient de l’intérêt de conserver certains bâtiments industriels afin de les réinterpréter, les réhabiliter.

La programmation de la ZAC se décline en trois axes :

HABITAT

  • Une centaine de logements individuels et semi collectifs

ACTIVITÉS ÉCONOMIQUES

  • 10 000 m² comprenant pépinière d’entreprise, hôtel restaurant, ferme urbaine,
  • 800 à 1 000 m² d’activités indoor,
  • Environ 5 000 m² de services locaux (résidence sénior / gendarmerie),
  • 400 à 600 m² de commerces de proximité,
  • Maintien de BORFLEX et redéploiement de SILAC Industrie.

EQUIPEMENTS PUBLICS

  • L’infrastructure verte des terrasses renouant avec les jardins du prieuré dans la perspective de l’entrée de ville,Un espace de phytoremédiation pour une renaturation des berges au Nord du site en lien avec la base de loisirs,
  • L’ancien canal au cœur du site de SILAC à révéler,
  • Une esplanade en bord de Tardoire mêlant activités culturelles et touristiques (maison de l’eau) ;
  • La passerelle réhabilitée avec un lieu de stockage pour activités nautiques dans le bâtiment au débouché rive droite,
  • Une zone humide, espace de gestion et de découverte nature sur Taracole,
  • Un espace sanctuarisé autour du gouffre au Sud de Taracole (dépollution et phytoremédiation).

La Communauté de Communes se saisie de ce lieu en partie en friche, pour y déployer une action forte, exemplaire en matière d’environnement (du au passif industriel et à la proximité d’un patrimoine naturel d’exception) et rayonnante à l’échelle communautaire et au-delà.

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