Mairie de La Rochefoucauld-en-Angoumois

Horaires d'ouverture de la mairie

 Lundi - Mardi - Vendredi: 8h30 - 12h00 et 13h30 - 17h00
Mercredi: 8h30 - 12h00 et 13h30 - 18h30

Jeudi: 13h00 - 17h00

téléphone : 05.45.62.02.61

 


Élus

Maire : Jean-Louis MARSAUD*

Adjoints : Jacques FERSING*, Marie-Christine HOCDE*, Max-André BIRONNEAU*, Huguette VILLARD*, Jacky BOUCHAUD*, Edwige DHUICQ, Serge VEDRENNE, Danielle CHAIGNE*

Conseillers municipaux:  Colette MONGEAUD*, Gilles CALLEC*, Corinne MICHEL**, Pascal NONY**

* conseiller communautaire titulaire
** conseiller communautaire suppléant

 

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Vivre à La Rochefoucauld-en-Angoumois

Constructions & transformations de bâtiments

Les demandes de constructions et de transformations de votre logement (piscines, abris de jardin, garages etc.) doivent faire l'objet d'une demande auprès de votre mairie qui transmettra les éléments à la communauté de communes pour instruction. Rendez-vous directement sur notre page dédiée à l'instruction du droit des sols pour en savoir plus sur vos démarches et leur délais sur notre territoire.

Coordonnées du service ADS :

1 avenue de la gare
16110 La Rochefoucauld-en-Angoumois
Tél. : 05 45 63 15 35
Courriel : ads@rochefoucauld-perigord.fr

 

Rénovations énergétiques (isolation, mode de chauffage, etc.)

Pour plus d'informations, visitez notre page sur l'engagement TEPos de la communauté de communes.

Contactez le service ADS pour prendre rendez-vous avec le technicien info-énergie ou/et l'architecte du CAUE (permanences le 1er mercredi du mois à l'antenne de La Rochefoucauld-en-Angoumois) :

Coordonnées du service ADS :
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16110 La Rochefoucauld-en-Angoumois
Tél. : 05 45 63 15 35
Courriel : ads@rochefoucauld-perigord.fr

 

Le service de développement économique de la communauté de com­­munes La Rochefoucauld Porte du Périgord est là pour vous aider dans la recherche de financements ainsi qu’en appui pour le montage de dossiers de subventions.

Pour encourager la création d’entreprise, la Région a mis en place une offre d’accompagnement intitulée « Entreprendre, la Région à vos côtés ». Le souhait est d’offrir un appui à près de 10 000 porteurs de projets de création et/ou reprise d’entreprise jusqu’à son développement.

L’ensemble du territoire de la communauté de communes est classé en zone de revitalisation rurale. Cela permet aux entreprises qui s’y implantent ou qui souhaitent embaucher de bénéficier d’exonérations fiscales.

Avant de lancer de votre projet sur la commune de La Rochefoucauld-en-Angoumois, contactez notre agent qui saura vous épauler pour la création de votre entreprise  :

Marine BOUSSETON - Chargée de mission développement économique

2 rue des vieilles écoles 16220 MONTBRON

tel : 07.62.66.69.46

E-mail : m.bousseton@rochefoucauld-perigord.fr

Les écoles de La Rochefoucauld-en-Angoumois sont dépendantes de la mairie.

La liste des écoles: L'école primaire Maurice Genevoix, école maternelle - Les Petits Pichotiers, l'école de Saint-Projet, établissement privé l'Enfant Jésus

Les établissements vont de l'école maternelle, jusqu'au collège.

Pour inscrire vos enfants dans ces écoles, contactez directement :

Mairie de La Rochefoucauld-en-Angoumois :

téléphone : 05 45 62 02 61

Place Emile Roux, 16110 LA ROCHEFOUCAULD-EN-ANGOUMOIS

Pour pouvoir vous déplacer en partant de La Rochefoucauld-en-Angoumois, plusieurs possibilités s'offrent à vous:

La plateforme régionale de calcul d'itinéraire: Modalis

La plateforme gratuite et libre de co-voiturage: Roulez Malin!

Les horaires de passage de la ligne interurbaine: Ligne 24

Maison de Services au Public La Rochefoucauld Porte du Périgord

Portée par la communauté de communes, la MSAP a pour mission de vous accueillir, vous informer, de vous conseiller et de faciliter vos démarches administratives et sociales. Il s'agit d'un service gratuit, confidentiel et sans rendez-vous.

Pour plus de renseignements sur la MSAP située à proximité à La Rochefoucauld-en-Angoumois, cliquez ici !

Maison des Solidarités

Les professionnels des maisons départementales des solidarités (MDS) vous accueillent, vous écoutent, vous informent et vous accompagnent dans tous les domaines de la solidarité : accès aux soins et santé, éducation et soutien à la parentalité, aides aux personnes âgées et handicapées, insertion sociale et professionnelle, accès aux droits, ...

Cliquez ici pour une présentation des services de la MDS de La Rochefoucauld-en-Angoumois.

Maison départementale des solidarités de La Rochefoucauld-en-Angoumois

3 boulevard Bossand BP 90045

16110 LA ROCHEFOUCAULD

tél : 05 16 09 51 40

Les services à La Rochefoucauld-en-Angoumois

Salle des fêtes
Bars et restaurants
Bibliothèque
Commerces
Bureau de poste
Equipements sportifs
Maison de santé
Pharmacie
Equipements culturels

Venir à La Rochefoucauld-en-Angoumois

Place Emile Roux, 16110 La Rochefoucauld-en-Angoumois

Patrimoine & Histoire

La ville est située sur la voie historique reliant Angoulême à Limoges. Implantée à l’est de la forêt de la Braconne, la cité rupificaldienne est baignée par la Tardoire.  Ses habitants, les rupificaldiens, sont aussi nommés, selon la tradition, les «Pichotiers». La Rochefoucauld dispose d'un renom et d'une attractivité liée à son château, à sa richesse patrimoniale et à la qualité de son cadre paysager.

Le château

Les La Rochefoucauld, l’une des plus anciennes et des plus illustres familles de la noblesse française, ont édifié au début du XIe siècle cette place forte et résidence de prestige sur un éperon rocheux dominant la Tardoire. Fidèles à ce lieu encore aujourd’hui, ils l’ont fait évoluer selon leurs besoins et leurs goûts au cours des siècles. Le château témoigne de la richesse et du foisonnement de l’architecture française durant plus de sept siècles : donjon roman, forteresse du XVe siècle, château de plaisance de la Renaissance au XVIe siècle puis agrandissements du XVIIIe siècle. Ouvert à la visite, classé Monument historique depuis 1955, il mérite amplement son surnom de "Perle de l'Angoumois".

 

Encart : La légende de Mélusine (à intégrer dans encart château si place suffisante)

Foucauld de La Roche (973-1030) fondateur de la dynastie est probablement issu de la de la puissante famille poitevine des Lusignan légendairement fondée par la fée Mélusine.

Cette belle jeune femme de haute lignée est condamnée à devenir serpent au-dessous du nombril chaque samedi. Personne ne doit alors la voir. Elle vit normalement tous les autres jours de la semaine, enfantant une très noble et très grande descendance avec son époux Raimondin. Celui-ci respecte l’interdit jusqu’à un samedi funeste où, rongé par la jalousie et le doute, il observe secrètement Mélusine prenant son bain. Aussitôt, la fée se jette, désespérée, par la fenêtre. Dès lors, elle revient parfois la nuit caresser ses enfants dans leur sommeil ou apparaît à l’occasion d’un événement familial majeur.

 

La Tardoire

Longue de 113 kilomètres, la rivière prend sa source en Haute-Vienne, à 440 mètres d’altitude. Jusqu’à Montbron, elle creuse son lit étroit dans la roche cristalline des contreforts du Massif central. Arrivées sur le karst de La Rochefoucauld, ses eaux se perdent dans des gouffres à tel point que la Tardoire peut disparaître totalement de son lit de surface quelques kilomètres avant sa confluence avec la Bonnieure, affluent de la Charente.

 

Le pont  du château

Inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1935, cet ouvrage d’art du XVe siècle en pierre de taille relie le château à la ville. Il est composé de quatre arches en berceau. Sa silhouette générale en léger dos d’âne, les refuges en demi-lunes à l'aplomb de ses piles sont caractéristiques des ponts médiévaux.

 

Les Foires grasses

Sur l’antique route du sel reliant le littoral atlantique au Massif central, La Rochefoucauld est traditionnellement un carrefour de transactions commerciales entre le Limousin et l’Angoumois et une ville active et industrieuse. Jusqu’au milieu du XXe siècle, deux foires mensuelles attiraient agriculteurs, éleveurs et marchands forains. De novembre à avril, les « foires grasses » où se négociaient les plus beaux bœufs gras de la région, se tenaient sur le Champ de Foire au pied du château.

L’hôtel de ville de La Rochefoucauld est un édifice majestueux construit en 1931-1932. Le rez-de-chaussée, une ancienne école de filles, sert de base à la réalisation d’un bâtiment de style Art déco aux formes géométriques, au plan massé et symétrique et à l’ordonnance classique très épurée. Le corps central encadré de deux ailes est couronné d’un toit brisé en pavillon surmonté d’un campanile. Dans le hall d’entrée soutenu par quatre colonnes doriques aux fûts galbés, le grand escalier donne accès à l’étage et aux salles des Mariages et du Conseil.

 

La nécessité d’un nouvel hôtel de ville

Dans le premier tiers du XXe siècle, la mairie se situe rue des Halles dans une maison devenue trop exigüe. Le maire, Léon Jarton, propose dès 1927 de rapatrier l’école de filles située faubourg Tête-Noire, dans les locaux de l’ancien couvent des Carmes. Ainsi, une mairie de taille adaptée au développement urbain pourrait être construite à son emplacement. Après plusieurs années de controverse, les plans du nouvel hôtel de ville sont confiés à l’architecte Roger Baleix.

 

Roger Baleix ( Angoulême 1885 - 1958)

Architecte du département de la Charente, il est l’auteur d’une œuvre majeure regroupant de nombreuses commandes publiques. Sa production variée est très marquée par le style Art déco. Il dessine les plans de l’ancien hôpital de Girac à Saint-Michel (1933) ou ceux de l’école Curie à La Couronne (1932) ; Angoulême lui doit l’ancienne caserne des pompiers, place Resnier-de-Goué (1931), le centre d’action sociale, rue Jean-Jaurès (1936) ou les immeubles d’habitations à loyer modéré du boulevard Chabasse et de la rue de l’Abbé-Rousselot.

 

Le couvent de la Visitation

Le couvent de la Visitation est fondé en 1651 à l’initiative de Gabrielle du Plessis-Liancourt, veuve de François VII de La Rochefoucauld. En 1655, les religieuses - les visitandines - s’installent faubourg Tête-Noire. La duchesse se retire auprès d’elles en 1661 dans un maison contigüe. Trente religieuses vivent encore dans le couvent lors de sa fermeture en 1792. Seule subsiste aujourd’hui la chapelle dont l’entrée est visible au n° 8 du faubourg. Le nom du « Boulevard des Dames », proche du couvent, évoque le souvenir des religieuses.

À l’entrée du cœur commerçant de la ville, cette place est bordée au nord par des bâtiments du XVIIe et XVIIIe siècles dominé par le clocher, et, à l’ouest, par l’ancienne halle aux grains du XIXe siècle.

 

L’hôpital de la Charité  Saint-Jean-Baptiste

Fondé en 1685 par Jean Hérauld de Gourville, il est à l’emplacement du temple protestant de la ville, supprimé par arrêt du Parlement cette année-là. Le fondateur en confie la tenue aux hospitalières de Sainte-Marthe. La communauté qui a compté jusqu’à dix religieuses, s’occupe des pauvres, des malades et des enfants abandonnés ou orphelins, réunis dans deux grandes salles - l’une pour les hommes, l’autre pour les femmes - contigües à une chapelle permettant aux malades de suivre l’office depuis leur lit. L’aumônerie de la Maison-Dieu, hôpital existant depuis le Moyen Âge au sud de la ville, lui est rattachée en 1695.

 

Musée de l’apothicairerie

Dans l’enceinte de l’actuel hôpital à l’emplacement de l’ancienne Charité, la salle, appelée salle des Pasteurs, transformée en apothicairerie abrite une collection exceptionnelle de pots à pharmacie des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles et d’instruments chirurgicaux du XIXe siècle. Un ensemble de tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles complète cette admirable collection classée au titre des objets mobiliers. Elle est visible sur demande auprès de l’office de tourisme.

 

ENCART : Jean Hérauld de Gourville (La Rochefoucauld 1625 - Paris 1703)

Sa biographie tient du roman picaresque. Né dans une famille de marchands rupificaldiens très estimée de la maison ducale, Jean entre comme valet de chambre chez le prince de Marcillac, futur François VI, auteur des Maximes. Sa débrouillardise alliée à une rare subtilité d’esprit font de lui un indispensable factotum, secrétaire et confident, ami et bientôt intendant de la fortune ducale. Habile négociateur, durant la Fronde, entre le cardinal de Mazarin et le prince de Condé puis financier en vue, Gourville suit une carrière hors du commun. Devenu secrétaire du Conseil d’État, Louis XIV l’invite à sa table de jeu. Disgracié à la suite de l’intendant Fouquet, condamné à la potence, il s’exile en Belgique où il mène grand train avant d’être rappelé par le roi ! Amis des plus grands, les La Rochefoucauld, bien sûr, mais aussi Condé, Boileau, Madame de Sévigné. Il n’oublie pas sa ville natale.  Il y fonde la Charité Saint-Jean-Baptiste selon son vœu, son cœur est enseveli. Pressé vers la fin de sa vie d’écrire ses souvenirs, il confie en toute simplicité à ses Mémoires les épisodes les plus étonnants et scabreux de sa carrière. Sa maison natale est visible rue des Halles, face aux Carmes.

 

La halle aux grains

Avant 1840 et sa destruction, la halle ou grenier d’abondance occupait la partie la plus large de la rue des Halles. Afin de la remplacer, la ville a fait édifier en 1859 l’élégant bâtiment situé à l’angle occidental de la place sur un terrain vendu par François XII de La Rochefoucauld.

Au XIIIe siècle, les terrains situés sur la rive droite de la Tardoire, encore non urbanisés,  dépendent du comte d’Angoulême qui les tient lui-même de l’évêque. En 1262, une confrérie de prêtres décide de construire là une église. Très vite, des maisons sont bâties autour du sanctuaire, créant un nouveau noyau urbain très dynamique à l’est du château. C’est aujourd’hui le cœur de la ville de La Rochefoucaud.

 

L’église Saint-Cybard et Notre-Dame de l’Assomption

Les circonstances de la fondation assez tardive de cette église sont bien connues, jusqu’au nom de ses riches donateurs. Quatre ans après le début de la construction, en 1266, un chapitre séculier de trente deux prêtres est constitué, avec le soutien du comte d’Angoulême Hugues de Lusignan et de l’évêque d’Angoulême qui lui accordent des revenus conséquents. La nouvelle église est à la fois collégiale sous le nom de Notre-Dame de l’Assomption et paroissiale, dédiée à Saint-Cybard. Dotée d’un clocher à la fin du XIIIe siècle, sa prospérité s’accroit jusque vers 1360. Appauvris par les conséquences de la guerre de Cent Ans, les chanoines sont réduits à douze en 1488. L’église est ensuite incendiée et pillée durant les guerres de Religion en 1562, 1568 et 1570 et ses biens dispersés. Elle est restaurée aux XVIe-XVIIe siècles.

L’édifice qui constitue un rare exemple d’architecture gothique en Angoumois est classée Monument historique depuis 1909.

 

À remarquer à l’extérieur

  • La façade, austère, terminée horizontalement est prolongée au nord par la souche du clocher.
  • Flèche de pierre couronne le clocher.
  • Le portail à cinq voussures est ,surmonté d’une rose au réseau complexe.
  • La place Saint-Cybard, aménagée à l’emplacement de l’ancien cimetière paroissial

 

À remarquer à l’intérieur

  • L’édifice forme un long rectangle de cinq travées se terminant à l’est par un sanctuaire à chevet plat. Les chapelles latérales datent du XIXe siècle.
  • Les voûtes sur croisées d’ogives, remontées à l’identique au XVIIe siècle, portent à la clef les armes des La Rochefoucauld.
  • Dans la nef, une toile du XVIIIe siècle figurant l’Assomption de la Vierge est classée depuis 1982. Une statue en bois figurant saint Ausone ainsi qu’une Vierge à l’Enfant méritent également l’attention du visiteur.
  • Le monument aux morts, est signé du sculpteur Borgioli. Il a été inauguré le 13 mai 1923. À côté du soldat mourant, sont figurés l’ermite saint Cybard à l’entrée de sa grotte, la Vierge ainsi que les silhouettes en bas-relief du château et de l’église.

 

Rue Liancourt

Ouvrant au sud de la place, elle comporte plusieurs maisons aux façades remarquables :  au n° 7, une maison du XVe siècle, au n°29, un imposant portail XIXe siècle fait face, au 5 rue Robinière, à un portail classique surmonté d’un fronton triangulaire du XVIIe siècle.

 

Au numéro 25 se trouve la maison du docteur Émile Roux (Confolens 1853 - Paris 1933)

En 1877, ce brillant médecin d’origine charentaise est remarqué par Louis Pasteur qui l’intègre à son équipe. Ses travaux contribuent à la mise au point du vaccin contre la rage en 1885 puis à celui contre la diphtérie en 1894. En 1896, il succède à son maître à l’Académie de médecine et est élu à l’Académie des sciences trois ans plus tard. Directeur de l’Institut Pasteur de 1904 à sa mort, sa renommée internationale et ses qualités exceptionnelles de chercheur profondément humaniste lui valent des obsèques nationales en 1933.

Avant 1310, un bourg appelé Bourg Budeau, dépendant des comtes d’Angoulême, grandit sur la rive gauche de la Tardoire au nord de la falaise dominée par le château. Il est au débouché d’un gué sur la rivière, à 150m en aval du pont actuel. À la fin du XIVe siècle, devenu propriété des La Rochefoucauld, il prend le nom de Basse-Ville et, est ceint d’une muraille, intégré au système défensif du château. À l’intérieur, autour de l’église Saint-Pierre, des « hôtels nobles » côtoient des vergers, des jardins et des maisons plus modestes.

 

L’enceinte défensive du XIVe siècle

Bien visible sur le dessin de De Viert au XVIIe siècle, elle est composée de hauts murs crénelés renforcés de tours de flanquement. Deux portes fortifiées contrôlent ses accès. Celle du nord se nomme « Bourbudeau » déformé en « Goulbudeau » au XVIIIe siècle. Elle se situe entre les actuels numéros 25 et 30 du faubourg Basse-Ville. Au sud, la porte du Moulin ou de l’Ange s’ouvre sur l’espace libre au pied du château. Si toutes deux ont été détruites au XVIIIe siècle, un segment de l’enceinte est encore visible au n° 3 faubourg Basse-Ville.

 

L‘église Saint-Pierre de la Basse-Ville

Les vestiges de cette église romane du XIIe siècle, désaffectée depuis la Révolution française, sont visibles à l’angle de la rue du Mûrier et du faubourg Basse-Ville. Église paroissiale, choisie par certains seigneurs de La Rochefoucauld comme lieu de sépulture pour leur cœur, elle fut également le siège d’un archiprêtré transféré à Saint-Projet à la fin du XIIIe siècle.

Sa nef, en partie détruite au XVIe siècle durant les guerres de Religion, a été modifiée au siècle suivant comme l’atteste la porte d’entrée de style classique au nord de l’édifice. Sur la gauche de celle-ci, les traces d’arrachement de l’escalier du clocher sont visibles. Le sanctuaire a été tronqué, en 1901, pour élargir le faubourg Basse-Ville. Il était, à l’origine, paré d’une élégante arcature, scandée de hauts contreforts-colonnes.

 

La minoterie Besson

Elle a été édifiée en 1878 à l’emplacement de l’ancien moulin à blé du château.

Plus performante - l'énergie hydraulique traditionnelle est complétée par une machine à vapeur, puis par un moteur au mazout ou électrique - la minoterie est capable d'entraîner plusieurs paires de meules. À l’intérieur, l’itinéraire du grain à la farine est agencé de manière rationnelle sur plusieurs niveaux en utilisant la gravité.

Pourtant, face à la concurrence des grandes minoteries industrielles, son dernier propriétaire, André Besson, a fermé définitivement la moulin en 1987.

La porte de La Souche, percée dans l’enceinte médiévale, aujourd’hui disparue, se situait à l’angle actuel de la Grande rue et de la rue des Fossés. Elle donnait accès à ce quartier nord de la ville neuve bâtie au XIIIe siècle. À l’angle de la Grande rue - axe nord-sud principal de la cité au Moyen Âge - et de la rue du Bourg-Pailler, le promeneur découvre une maison bâtie en pans-de-bois, rare témoignage de l’architecture urbaine médiévale.

 

Un témoignage exceptionnel de l’architecture civile de la fin du Moyen Âge …

Les deux étages de la façade latérale de cette maison sont construits en pans-de-bois reposant sur un rez-de-chaussée maçonné. Des poutres verticales appelées sablières supportent chaque étage construit en encorbellement sur le niveau inférieur. Des poteaux verticaux nommés colonnes ou colombes au Moyen Âge ont donné leur nom à ces maisons « à colombages ». Enfin, des éléments obliques pouvant être assemblés en croix-de-Saint-André rendent les cadres de bois indéformables et renforcent la construction. Le remplissage peut être constitué de hourdis de terre ou de brique recouvert d’un enduit mêlant chaux et sable de la Tardoire.

 

Une architecture mêlant pierre et bois

La pierre est réservée au rez-de-chaussée des maisons afin de consolider leur base mais aussi d’éviter la remontée dans les murs de l’humidité du sol des rues souvent boueuses. Les murs mitoyens construits en pierre ont pour fonction de limiter la propagation des incendies, terrible fléau destructeur dans les agglomérations médiévales.

 

Les maisons à pans-de-bois

Si la construction en bois est courante au Moyen Âge, celle des maisons à pans-de-bois qui se généralise à la fin de la période dans toute l’Europe occidentale témoigne d’une technique désormais rationalisée. Ce système, profitant des progrès de la charpenterie, utilise des éléments indéformables et relativement standardisés, modulaires, pouvant être préparés en atelier. Au XVe siècle, le passage de l’emploi de longs poteaux, courant sur toute la hauteur de l’élévation, à la superposition de poteaux plus courts ne couvrant pas plus d’un niveau est une amélioration décisive : les bois plus courts sont moins rares donc moins chers ; ils permettent de bâtir aisément en encorbellement et de gagner ainsi de la surface dans les étages par rapport aux dimensions et à la forme des terrains toujours très étroits dans les cités médiévales.

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la tannerie qui est l’art de transformer les peaux en cuir, occupe une place très importante dans l’économie de La Rochefoucauld. Cette activité nécessitant beaucoup d’eau, elle s’installe logiquement dès le Moyen Âge le long de la Tardoire. Son caractère bruyant, insalubre et nauséabond justifie également son implantation à l’écart du centre urbain.

 

Le quartier des Tanneurs

Le nom des rues de ce quartier conserve le souvenir de cette activité artisanale longtemps florissante. La rue des Tanneurs, parallèle à la rivière, a longtemps été réservée à cette corporation. La rue Robinière, qui la prolonge au sud, doit son nom à une famille de tanneurs.

 

Qu’est-ce qu’un moulin à tan ?

Alimenté par la rivière, le moulin à tan qui se trouvait sur la rive gauche de la Tardoire, dans le quartier Saint-Florent, servait à broyer l’écorce verte de chêne (appelé « tann » en langue celte). Le tan ainsi obtenu était utilisé pour la préparation des cuirs. Ce moulin appartenait à une famille de marchands tanneurs.

 

L’art de la tannerie

Les peaux d’animaux (bovins, ovins ou caprins), provenant de cheptels locaux ou régionaux ayant été salées pour être stockées, la première activité du tanneur consistait à les laver longuement dans la rivière pour les libérer du sel tout en les ramollissant. Débarrassées de leurs poils par trempage dans des bains de chaux et de tous les résidus de chairs par grattage, les peaux étaient ensuite tannées. Pour cela, elles pouvaient macérer pendant plusieurs semaines dans des cuves avec le tanin (tan et eau). Cette opération les rendant imputrescibles, il ne restait plus qu’à les rincer. Enfin, les cuirs étaient assouplis puis teints par le corroyeur.

 

Une tradition protestante

Au XVIIe siècle, plus de quarante familles de maîtres-tanneurs vivent et travaillent à La Rochefoucauld. Artisans entreprenants, négociants bénéficiant de larges réseaux commerciaux, ils appartiennent à la bourgeoisie de la cité. La plupart ont épousé le foi protestante depuis le XVIe siècle. En 1685, la révocation de l’édit de Nantes, en interdisant cette religion dans tout le royaume de France, provoque le départ de nombreux artisans rupificaldiens vers la Hollande ou l’Afrique du Sud. L’activité ne fait alors que décliner jusqu’à sa disparition.

Probablement édifiée dès la période romane, au XIIe siècle, citée dans les textes pour la première fois à la fin du XIIIe siècle, l’église paroissiale de Saint-Projet a été plusieurs fois remaniée. Elle est composée d’une nef unique sur laquelle s’appuie un puissant clocher carré dont la base abrite le sanctuaire.
La façade, de style néo-roman, date du XIXe siècle.

À remarquer à l’extérieur

• L’église a été récemment restaurée. Ses abords, parfaitement dégagés, permettent de l’appréhender dans sa globalité.
• Son puissant clocher est constitué d’une base romane surmontée d’un étage en retrait sans doute plus tardif. Il a été fortifié durant une période de troubles.

À remarquer à l’intérieur ...

• Très remanié au XIXe siècle, période où la voûte est reconstruite en brique, l’édifice possède un décor mural peint et un abondant mobilier (autels, statuaire) caractéristiques de cette
époque de reconquête religieuse.

Fuie du château de l’Âge-Baston

Dominant la vallée de la Tardoire au sud-est de la commune, cette fuie ou colombier datant du XVIIe siècle est établie à l’extérieur du mur d’enceinte de cette propriété privée. De plan carré, elle est cernée d’une corniche de pierre empêchant les prédateurs d’accéder aux nids et aux plages d’envol, aujourd’hui murées, sous la toiture.

 

Le château des Ombrais

Privé, ne se visite pas. Face à celui de Puyvidal sur la rive ouest du Bandiat, le château des Ombrais fut édifié à partir de 1445 par Jean de Valois comte d’Angoulême. Bien que transformé au XIXe siècle, son aspect général, entre château défensif et résidence de plaisance, est caractéristique de l’architecture castrale de la fin du Moyen Âge.

 

La maison-forte de Puyvidal

Visite du jardin uniquement sous conditions.
Cette demeure inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 2006 est attestée depuis le XIIIe siècle. Reconstruite entre le XVe et le XIXe siècle, elle domine la vallée du Bandiat au sud du bourg de Saint-Projet. Son jardin d’inspiration italienne est labellisé parmi les Jardins remarquables de Charente.