Accueil > Vie communautaire > Communes > La Rochefoucauld > Coup d’oeil sur La Rochefoucauld > Le développement des activités commerciales, artisanales et sociales de La (...)

Le développement des activités commerciales, artisanales et sociales de La Rochefoucauld

Vers 1065, les moines du Prieuré de Saint-Florent développent des moulins sur le coude de la Tardoire créant ainsi les bases d’un site industriel où se succèdent forges, moulins à tan puis usine textile, ils organisent des foires et marchés.
Principal artisanat, les tanneries sont prospères. Deux foires royales qui durent 3 Jours ont lieu en juin à la Saint Barnabé et en Septembre pour la Nativité de Notre Dame. Grâce, entre autre, à la culture du safran, elles attirent de nombreux chalands dont beaucoup d’étrangers. L’activité commerciale engendre une hôtellerie prospère.

L’enseignement connaît de profondes réformes. Sous le premier empire, il est dispensé au château par un ecclésiastique. En 1570, un collège protestant est crée et attire des jeunes gens de régions lointaines. Le collège occupe le couvent des Carmes. On y enseigne le Grec, le latin, la rhétorique et la philosophie. Au XVIIème siècle, l’enseignement est aussi dispensé au Prieuré de Saint Florent, mais il est transféré aux Carmes en 1749 quand le local du Prieuré tombe en ruine. En 1780, le collège des Carmes n’est plus compté au rang de collège. Trois ans plus tard, le Duc de la Rochefoucauld se plaint que les Carmes négligent l’enseignement, qu’ils démolissent les bâtiments pour vendre les matériaux à leur profit. Pendant ce temps, les soeurs de Sainte Marthe assurent l’enseignement des filles. En 1824 l’Evêque d’Angoulême demande au conseil municipal de lui prêter le couvent pour y installer un petit séminaire, ce qui est accordé à condition que 15 enfants de la commune puissent recevoir une instruction en tant qu’externes. Le petit séminaire arrête ses fonctions en 1830 suite à la loi de 1828 qui sépare l’instruction publique des affaires religieuses. Il est remplacé par un collège qui quitte le couvent des Carmes dès les premiers mois de conflit de la guerre de 1914. Léon Jarton, élu Maire en 1925, met à la place du collège l’école des filles et la maternelle. Aujourd’hui le collège est rue de la Paix, l’école primaire Maurice Genevoix est à l’angle de l’avenue Gambetta et du Boulevard Bossand, l’école maternelle est dans l’allée des écoles. L’Enfant Jésus ouvre ses portes sur la grande rue , une crêche et une halte garderie sont rue des Vignes.

Avant les guerres de religion, La Rochefoucauld est une des villes les plus riches de la province et une des plus peuplées (on avance un chiffre de 17 voir 18 000 habitants).

Florissant chef lieu de canton, La Rochefoucauld a une activité agricole dans les campagnes environnantes : l’élévage du gros bétail, boeufs, cochons, moutons, de la volaille et la polyculture vivrière (vignoble etc...). Le maïs, appelé blé d’Espagne, est introduit au XVIIème siècle ; on exploite aussi des châtaigniers, du lin, du chanvre, des truffes mais la particularité du pays est la culture du safran. Les gabarres transportent le Safran jusqu’aux ports de la Côte Atlantique pour y être exporté.
Toutes ces activités sont à l’origine de la création d’un artisanat local : les bouchers, les escardeurs qui cardent la laine, les filassiers qui filent la laine, les sargiers ou sargetiers tissent les étoffes en serge pour les vêtements, les texiers tissent la laine, les blanchisseurs, les tanneurs surtout qui transforment les peaux en cuir (entre 1630 et 1700, 40 familles ont exercé ce métier). On trouve aussi de nombreux maîtres pintiers (mouleurs d’étains), des chapeliers et des cordonniers.
La plantation du mûrier pour l’élévage du vers à soie est de courte durée. Pendant la sécheresse, la population arrache les feuilles pour nourrir le bétail.

A la même époque, de nombreux médecins, chirugiens (profession la plus représentée), apothicaires, mais aussi avocats, notaires, greffiers, procureurs fiscaux habitent et exercent à La Rochefoucauld. C’est le monde de la Basoche qui tient le haut du pavé.

Jean Herauld de Gourville, le plus célèbre des rupificaldiens est né en 1625 à La Rochefoucauld. Il est le Fils de Pierre Hérauld et de Souveraine Mesturas. A l’âge de 17 ans, grâce à son frère Elie, il est placé comme valet de chambre chez l’abbé Louis de La Rochefoucauld. On lui donne alors le nom de Gourville (les Hérauld habitent Gourville en Charente).
L’abbé de la Rochefoucauld amène Gourville à Paris. C’est le départ d’une carrière exceptionnelle. Ce dernier souhaite fonder un hôpital, une charité dans la cité. Tout est achevé en 1702. Il fait venir 12 soeurs de Sainte Marthe pour s’occuper des malades. Cet hôpital existe encore aujourd’hui , il emploie environ 400 personnes.


Résumé du livre de Marie VALLEE "La rochefoucauld, une ville dans l’histoire"


Plan du site | Mentions légales | Site officiel de la Communauté de communes Bandiat Tardoire ©2006-2013